Chevannes : les élus mettent à mal un projet d’agriculture biologique de l’association « Terres de liens » !

Sur la commune de Chevannes, l’ancien site de la DGAC devait concrétiser un projet d’agriculture biologique porté par l’ancienne municipalité et l’association Terres de Liens. Ce projet va être anéanti par ceux de la nouvelle municipalité, la CCVE et la région IdF représentée par son VP au développement durable, Jean-Philippe Dugoin Clément.

Avec 50 % de son territoire dédié à l’agriculture, l’Ile-de-France est une grande région agricole, essentiellement céréalière. C’est également une région fortement peuplée (20 % de la population nationale) : cela engendre une forte pression foncière, liée entre autres à l’urbanisation. Les premiers agriculteurs touchés sont les maraîchers, présents historiquement en petite couronne : ils ne sont plus que 350 dans la région. L’agriculture biologique, quant à elle, ne représente que 3 % de la surface agricole régionale. Or, avec un bassin de 12 millions de consommateurs, il devient impératif de permettre à tous un accès à une alimentation saine, de qualité et de proximité.

L’association « Terres de liens » milite donc pour permettre à des agriculteurs de s’installer sur des terres trop souvent inaccessibles financièrement à l’aide de dons et de partenariats avec des communes ou des propriétaires terriens.

C’était le cas à Chevannes, commune voisine de Mennecy, ville de Monsieur Dugoin, vice-président de la région à l’environnement, qui bien sûr connaît ce dossier, mais qui considère le zéro artificialisation comme une posture partisane irréaliste (voir enregistrement du conseil municipal de Mennecy du 8 décembre 2020).

L’association Terre de Liens travaille depuis août 2019 au devenir du site de 109 ha, propriété de la Direction Générale de l’Aviation Civile( DGAC ) à Chevannes (91), qui a fait l’objet d’un appel à candidature de la SAFER en août 2019 et pour lequel le projet de l’association Foncière « Terre de Liens » a été retenu.

L’intervention de « Terre de Liens » sur ce terrain préserverait sur le long terme la destination agricole des terres et permettrait d’y développer une agriculture biologique.

Pour ce faire, l’association a répondu à l’appel à projet de l’état pour le site de Chevannes conjointement à la Caisse des Dépôts et Consignations Biodiversité (CDCB) avec l’objectif double de permettre la préservation des spécificités environnementales et écologiques du site tout en y développant une agriculture durable et de proximité.

Le projet rendrait possible l’installation de trois projets : un projet de maraîchage biologique, un projet d’élevage caprin avec transformation fromagère et une installation en porcs et brebis de plein air pour la commercialisation de viande biologique. L’ensemble des productions serait commercialisé en circuit court : AMAP, marché, restauration pour les écoles et les collèges du sud Essonne et ouverture d’une boutique à la ferme.

L’association a travaillé avec l’ensemble des acteurs du territoire : le Parc naturel régional du Gâtinais français, l’Intercommunalité, la Préfecture, le Conseil Départemental, la Safer, la Direction départementale des territoires et la commune de Chevannes jusqu’en mai 2020 pour que ce projet soit créateur de dynamique et intégré dans une politique territoriale locale.

Cependant, aux élections municipales de 2020, Jacques Joffroy est battu et remplacé par un maire, proche de Monsieur Dugoin (Maire de Mennecy et Vice-président de la région à l’environnement) et Monsieur Imbert (président de la CCVE). Dès le 1er Conseil Municipal, le maire fait voter un article permettant à la nouvelle municipalité de rejeter toute démarche entreprise par l’ancien maire.

Dès 2021, ce  projet d’agriculture et d’élevage biologiques de haute valeur environnementale qui doit faire rayonner le Sud-Essonne est remis en cause.

En effet, le nouveau maire, 11ème Vice-président à la CCVE, vient de faire voter au Conseil municipal un projet de construction de Village -vacances sur 30 hectares de ce terrain, interdisant par là-même aux exploitants de s’installer.

Faire voter un projet de construction sur un terrain NON constructible. Bravo M. le Maire!  En effet, le P.L.U. ne le permet pas car ce sont des terres agricoles.

Extrait du CR du Conseil municipal du 30mars 2021- point 3

« Monsieur le Maire intervient en précisant que ce projet serait installé sur une partie du terrain de la DGAC, environ 20-30 hectares ».

Les terres inondables qui occupent 40 % du terrain de la DGAC  seront rachetées par la Caisse des Dépôts et Consignations Biodiversité (CDCB) et permettront de préserver et de laisser s’épanouir la biodiversité dans l’optique d’une ouverture au public puisqu’ elles sont peuplées d’une faune et d’une flore sauvages dont plusieurs rares et protégées.

De plus, ce terrain est situé entre le golf de Mennecy/ Chevannes et les bois des Montils classés « Espace Naturel Sensible » par le Département de l’Essonne.

Après 4 ans de travail acharné par l’ancien maire et son équipe ainsi que tous les acteurs de l’Essonne pour créer  ce projet de «pôle agro naturel » sur la totalité des terres, le projet est remis en cause, en mars 2021. Dans ce dossier, les acteurs principaux ont à nouveau montré leur avidité à urbaniser toujours plus des terres agricoles que nous nous devons de protéger. Derrière les belles paroles habituelles, toutes les strates politiques locales démontrent que leurs priorités sont loin des préoccupations des citoyens de notre territoire !

Aidons les habitants de Chevannes à conserver ce magnifique projet de haute valeur environnementale !!!

La CCVE : vorace en énergies et forte émettrice en CO2

La CCVE a mis son SCOT en révision. Le prochain SCOT va intégrer le volet « plan-climat » jusqu’alors indépendant du SCOT.
Un diagnostic a été réalisé et arrêté sur la fin de l’année 2017.
En matière de gaz à effet de serre (GES), de consommation d’énergies et de séquestration de carbone, ce diagnostic met en lumière les faiblesses de notre territoire.

Les élus communautaires ont eu une présentation du SCOT au mois de décembre 2020. Ce qui suit est une analyse de 3 des diapositives tirées des 68 de cette présentation. Il s’agit d’un coup de zoom sur le thème des gaz à effet de serre, de la consommation d’énergie et de la séquestration de carbone dans le périmètre de la CCVE. C’est le début du volet « plant climat » du futur SCOT, qui, nous l’avns vu dans l’article du 13 janvier 2021 sur ce blog, est en révision.

Les gaz à effet de serre, essentiellement le gaz carbonique (CO2) et le méthane ou encore le gaz naturel (CH4), sont la cause essentielle du changement climatique. Pour réduire l’impact de ce changement climatique, il faut, à l’échelle de la planète, réduire les émissions de GES. L’accord de Paris a engagé la France et cet engagement descend, en cascade, jusque sur le terrain. Chez nous, c’est dans le SCOT de la CCVE que des orientations générales doivent être choisies par la collectivité et ensuite déclinées dans les communes à travers les PLU.

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SIREDOM : un rapport accablant de la Chambre Régionale des Comptes

La CRC d’Ile de France a réalisé un audit de la gestion du SIREDOM sur les exercices 2015 et suivants.
Ce rapport est accablant: comptabilité volontairement insincère, sous-financement organisé, activités hors compétences… L’analyse de la CRC est implacable et appelle à de profondes et rapides de ce syndicat intercommunal, par ailleurs le 2ème de France par la taille.

Quel rapport ?

La Chambre régionale des comptes (CRC) Île-de-France a finalisé un rapport le 14 octobre 2020 sur les exercices 2015 et suivants du SIREDOM.

Le président actuel du SIREDOM, Olivier Thomas, a rendu sa réponse à ce rapport le 5 janvier 2021. Maire de Marcoussis depuis longtemps, Il est président de ce syndicat intercommunal depuis le 30 septembre 2020. Avant cette date, il ne siégeait pas au SIREDOM.

L’ancien président, Xavier Dugoin, a rendu sa réponse le 6 janvier 2021. Ancien maire de Mennecy, il y est aujourd’hui adjoint au maire. Il a présidé le SIREDOM pendant la période analysée par la CRC. Il avait été aussi un acteur essentiel de la création du SIREDOM en 1993.

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Le SCOT : un document structurant de la CCVE

Le SCOT, c’est à dire le Schéma de Cohérence Territoriale, est, à côté des statuts de la CCVE, une clé de voute de la collectivité.

C’est le plan d’aménagement de son territoire. Il s’impose aux documents d’urbanisme communaux, les PLU. Il doit respecter les documents d’aménagements de l’échelon supérieur, du département, de la région et de l’État.

La CCVE a mis son SCOT en révision.

Le SCOT, c’est à dire le Schéma de Cohérence Territoriale, est, à côté des statuts de la CCVE, une clé de voute de la collectivité. Parlons-en.

Le SCOT est périmé depuis 2014 !

Il était temps qu’il soit mis en révision… Ils ne pouvaient plus reculer, 6 ans de retard ! Il était temps de se mettre au travail mais les dirigeants actuels de la CCVE n’ont trouvé que 3 enjeux majeurs.

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